2. 2. Le cycle pratique du cursus

Les disciplines pratiques du cursus général sont la pratique de l’oral et de l’écrit en français, la phonétique pratique et la grammaire pratique. La langue est ainsi étudiée du point de vue de ses aspects (lexical, grammatical et phonétique), ce qui permet de mieux discerner la spécificité de ces derniers et de la langue française en général, par rapport au russe. Par exemple, les combinaisons de mots peuvent s’avérer erronées et privées de sens si on fait une traduction latérale d’une langue à l’autre, sans connaître vraiment l’aspect lexical d’une langue cible. Du point de vue de l’aspect grammatical du français, il faut bien maîtriser les savoir-faire syntaxiques, autrement dit surveiller l’ordre des mots dans les principaux types de phrases. Pour les étudiants russes dont la langue maternelle est plus « démocratique » dans ce sens, nombreux sont les cas d’interférences des habitudes provenant de cette dernière. Les savoir-faire phonétiques étant les plus «ancrés » dans la vie des apprenants, la prononciation française subit toujours le plus d’influence de la part du russe; il s’agit alors de l’accent plus ou moins perceptible chez une personne, trahissant son origine. La langue russe est une langue tonique (l’accent tonique frappe une syllabe de chaque mot), son intonation est plus variable que celle du français, il n’y pas de sons nasaux, toutes les voyelles russes (même antérieures) sont plus postérieures que n’importe quelle voyelle française, etc. Tout cela est à la base de l’accent spécifique des locuteurs russophones. Le phénomène d’interférence est propre aux activités productives et réceptives, en même temps.