D. Présentation des typologies fonctionnelles de Niamey, Puebla, Lyon et Montréal

Le centre est le premier groupe de zones de notre typologie. Nous avons insisté lors de sa construction sur la proximité comme critère de regroupement des zones d’enquêtes. Le centre se définit comme un espace polyfonctionnel au sein duquel on retrouve des activités associées à l’ensemble des fonctions urbaines ou presque. Les autres groupes ont été construits sur la base de la localisation et de l’organisation des fonctions urbaines telles que nous les avons présentées dans la section II. B. de ce chapitre. Par souci de comparabilité, nous avons cherché à faire des groupes similaires et directement associés aux fonctions urbaines étudiées. A l’exception des espaces centraux, une zone peut parallèlement appartenir à plusieurs groupes, (si elle est attractive pour les achats et les loisirs, elle appartiendra aux groupes des pôles d’achats et des pôles de loisirs). Dans ce cas, une telle zone peut être qualifiée de polyfonctionnelle. Pour qu’une zone soit classée dans un groupe correspondant à un pôle d’activité, il faut qu’elle concentre plus de 5 % des entrées associées dans le cas niaméen, plus de 1,5 % des entrées associées dans les cas poblanais et lyonnais. Ce chiffre descend à 0,5 % dans le cas de l’aire urbaine de Montréal (la justification de ces seuils se situe dans la partie introductive de ce chapitre). Les pôles d’attraction péri-centraux ou périphériques sont alors distribués dans les groupes suivants : pôles d’emplois non salariés, pôles d’emplois salariés (secteur tertiaire), zones industrielles, pôles d’enseignement pré-universitaire, pôles d’enseignement universitaire, pôles d’achats, pôles de santé, pôles administratifs (liés aux démarches administratives), pôles de loisirs et pôles religieux. Au-delà des pôles d’attraction, la grande majorité des zones d’enquêtes n’appartient à aucun groupe. Certaines concentrent tout de même une quantité non négligeable d’entrées (toutes fonctions confondues). Nous avons donc fait le choix de faire un groupe supplémentaire pour regrouper les zones dites d’attraction intermédiaire. Celles-ci concentrent plus de 1 % de l’attraction totale (toutes fonctions) à Niamey, plus de 0,3 % à Puebla et à Lyon et plus de 0,1 % à Montréal. Ces valeurs respectent l’équilibre des populations dans chaque aire urbaine. Pointer ces territoires permet surtout de mieux caractériser ceux qui restent, à savoir ceux présentant une attraction quotidienne faible à l’échelle de l’aire urbaine. Cela ne veut pas dire qu’aucune activité n’y existe, mais tout au moins que l’échelle métropolitaine n’est pas la bonne échelle pour les mettre en évidence. En effet, nous verrons dans la suite de notre travail que parmi ces territoires se trouvent des pôles d’attraction dont l’aire de chalandise est quasiment exclusivement locale (c’est le cas par exemple d’anciens villages rattrapés par l’urbanisation à Niamey). D’autres territoires sont plus spécifiquement résidentiels ou vierges de toute implantation.