1.3.2Contextes d’emploi et viabilité

Dans les zones rurales, le maba est la langue du foyer et les enfants le parlent toujours. Dans l’agglomération d’Abéché toutefois, la préfecture du département, où des ethnies diverses se côtoient, l’usage des langues vernaculaires tend se perdre au profit de l’arabe tchadien, la langue commune.

Le maba a été introduit dans l’enseignement dans le cadre d’un programme pilote, financé par la Banque Mondiale, et en collaboration avec la GTZ, bien que l’enseignement se fasse en français dans les écoles. Toutefois, le premier volet du projet est arrivé à son terme, et seuls les CP1 et CP2 ont pu bénéficier de cette innovation, dans une dizaine de classes environ. Des classes d’alphabétisation pour adultes sont organisées depuis quelques années dans les villages. De plus, Radio Abéché présente des émissions quotidiennes en maba, entretenant l’intérêt pour la langue. Du fait d’une production non négligeable de littérature et de l’enseignement du maba, il est possible que la langue se maintienne encore au moins une génération.