2.3.2 Syllabes et mores

L’élément constituant du mot, sur le plan phonologique, est la syllabe, formée des unités distinctives que sont les consonnes et les voyelles, décrites en 2.1.

2.3.2.1 Schèmes et structures syllabiques

La syllabe est constituée de l’attaque, qui peut être vide, et d’une rime simple ou complexe, obligatoire. La rime est formée d’un noyau (V ou Vː), et d’une coda facultative. Les types CV et CVC sont les plus fréquemment attestés comme éléments constituants du mot, bien qu’ils ne correspondent pas, pour le premier, ou plus rarement, pour le second, à des mots bien formés. Les types V, VC, et Vː n’ont été relevés que dans les lexèmes polysyllabiques. CCCV(C) est rare dans le lexique, mais plus fréquemment attesté dans le discours, du fait de la fréquence relativement élevée des occurrences de la dérivation causative du verbe support, nɔ́ndrɔ́ŋɔ̀n. Bien que les CC soient rares dans les langues nilo-sahariennes (Welmers 1973, 3.6), on les relève en maba.

C correspond soit à l’attaque de la syllabe, soit à la position coda de la rime. V et Vː représentent le noyau. Nous illustrerons les types de syllabes relevés, dans les positions dans les mots dans lesquelles elles sont attestées (2.3.2.1 à 2.1.2.4).