4.3.2 Suffixes de nombre

Les suffixes marquant le nombre sont au nombre de huit et peuvent signifier le singulatif (‑g) ou le pluratif (‑iː, ‑tuː, ɲ , ‑siː, ‑s ɛː et ʃɛː, ‑j ɛː ). Les suffixes pluratifs sont trop peu conditionnés pour permettre une structuration du lexique. Malgré tout, des tendances se dégagent pour certains d’entre eux, nous examinerons les facteurs de conditionnement pour ‑iː et pour ‑tuː ainsi que pour ‑j ɛː. Dans les autres cas, le choix du morphème est arbitraire en l’état actuel de la langue.

Nous nouslimiterons à l’analyse de la forme la plus utilisée pour exprimer la pluralité pour chaque terme. En effet, il est possible qu’un terme apparaisse avec deux suffixes différents1 (ex 148), sans qu’il nous ait été possible de définir de façon nette la distinction de sens, nos informateurs soutenant que tout était admis, sans nuance. Il sera nécessaire de s’assurer qu’il n’est pas question de divergences dues à des différences dialectales, question à laquelle nos informateurs sont sensibles en général et à laquelle ils nous auraient rendue attentive. Toutefois, la différence formelle s’explique généralement par le facteur de conditionnement pris en compte, comme dans l’exemple (148b), où l’on considère la classe sémantique du terme, alors que l’on retient sa structure phonologique pour (148c).

148. (a) tàndàm (b) tàndàm-íː (c) tàndàm-túː

grand.koudou grand.koudou-plgrand.koudou-pl

grand koudou grands koudous grands koudous

Nous reprendrons les structures morphologiques en donnant quelques indications sur la formation phonologique (insertion ou élision vocalique, essentiellement). Les profils accentuo-tonals seront considérés globalement, comme il ne nous a pas été possible de dégager de régularités, ceci étant dû, peut-être, à l’évolution de la langue et à la perte des facteurs de conditionnement.

Notes
1.

Fait également mentionné par Trenga (1947:43)