4.3.2.4 Prosodie

Nous n’avons pas relevé, à ce stade de l’analyse, de réelles régularités sur le plan prosodique pour la formation des pluriels, bien que l’on relève quelques tendances très générales. La formation du pluratif peut provoquer des modifications du profil tonal, modifications qui ne sont pas déterminées par le suffixe, ni même prévisibles à l’intérieur d’une même classe de mots. De façon générale, les morphèmes pluratifs n’imposent pas de schème tonal au mot, bien que cette tendance existe pour le suffixe ‑tuː, portant un ton haut de façon assez régulière, et souvent relevé avec un radical portant un ton bas, quel que soit le ton du lexème au singulier / singulatif. ‑j ɛː porte ordinairement un ton bas, les tons du singulier ou du singulatif n’étant pas modifiés. Le suffixe ɲ est habituellement à ton bas, et l’on relève des modifications des mélodies tonales du radical dans certains cas.