4.5.1.3 Diminutif

Comme il a été mentionné dans la partie 4.3.2.2.1, l’adjonction du suffixe ‑g à un non animé singulier a une valeur de diminutif (ex 283) ou d’individuatif (ex 284) lorsque la forme non marquée est non singulative. L’insertion d’une voyelle support s’avère quelquefois nécessaire pour permettre la réalisation du ‑g (ex 283). Cette affixation peut aller de pair avec une modification de l’aperture ou de l’arrondissement vocalique, ainsi que de la structure syllabique (ex 285). Les modifications de l’arrondissement et de l’aperture vocaliques sont fréquemment attestées dans la langue, tant dans le système nominal que dans le système verbal et une tendance générale des langues du monde se vérifie en maba, où les voyelles fermées sont les voyelles attestées pour les diminutifs (Ohala 2007:239).

283. (a) ɔ́súr (b) ɔ̀sùrɛ̀-g ~ ɔ̀sìrɛ̀-g

champ champ-sg

champ petit champ

284. (a) mɔ̀nsɔ̀ːnɔ́ː (b) mɔ̀nsɔ̀ːnɔ́-g

arachides arachide-sg

arachide une arachide

285. (a) túmdà-g (b) tìmɛ́ːdɛ̀-g

corbeille-sg corbeille\dim-sg

corbeille petite corbeille

La formation du diminutif n’est pas admise pour les termes se référant à des animés, et elle ne semble pas productive pour les termes non animés dénombrables, bien qu’elle soit assez courante pour les noms massifs. Cette formation est limitée à une classe morphologique et sémantique, celle des termes se référant à des non animés dont le singulier est la forme la plus courante pour exprimer la singularité.

Il existe une formation analytique du diminutif, exprimé par l’apposition de kàlàg au nom, que la forme de surface soit un nom composé (voir 4.5.2) ou un syntagme appositionnel (voir 7.3.5). Les exemples sont donnés dans les paragraphes suivants.