7.1Morphèmes nominaux

Les morphèmes nominaux, à l’exception des suffixes marquant le nombre, indiquent la nature des relations du constituant nominal avec le prédicat. Nous reviendrons sur ces morphèmes dans le chapitre 10, où nous traitons des rôles sémantiques et syntaxiques, du fait qu’ils ont également pour fonction d’indiquer les relations entre constituants et de permettre leur insertion dans l’énoncé, ainsi que dans le chapitre 14, où nous décrivons les constructions locatives. Dans cette partie et la suivante, nous aborderons les morphèmes en considérant leur relation avec le constituant auquel ils sont adjoints.

Trenga, dans sa description du maba (1947, chapitre 7) donne les morphèmes suivants : ‑go (accusatif), ‑na et ‑ng (génitif), ‑ner (depuis), ‑gin (vers), ‑nuun (à), les présentant comme des suffixes. Il est intéressant d’observer que ‑go est donné pour l’accusatif, alors qu’en l’état actuel de la langue, il a essentiellement une fonction de défini, que ce soit pour l’objet ou le sujet.

Les morphèmes casuels relevés dans la langue ainsi que leur valeur sont récapitulés dans le tableau 30. Nous en donnons ici un sens général, qui sera affiné dans la suite du travail. Les morphèmes marquant le sujet et l’objet définis sont homophones en l’état actuel de la langue, dans la plupart des contextes. Il est toutefois possible de marquer une différence de définitude au non-singulatif, le sujet et l’objet étant alors distincts.

Tableau 30 : Morphèmes casuels
=gu défini, sujet et objet singulatifs
=nu défini, sujet et objet non singulatifs
=nú=gù objet défini non singulatif
=gin, =nun Locatif
=nɛr Ablatif
- directionnel
=gìníŋ génitif, attribution
=nag, =naː génitif, attribution
kàn Comitatif