7.3.6.2 Morphèmes marquant le génitif

Comme les exemples donnés ci-dessus (ex 459-461) le font ressortir, la relation génitive peut être indiquée de plusieurs façons, étant déterminée à la fois par la relation sémantique entre le complété et le complétant (possession ou attribution), et par le nombre (singulatif ou non-singulatif) du complété, ce que le tableau 31 résume.

Tableau 31 : Morphèmes génitifs
Tableau 31 : Morphèmes génitifs

Les morphèmes marquant le génitif sont de nature grammaticale différente. En effet, =gìníŋ, de même que =nág / =náː, dépendent sur le plan phonologique de l’élément auquel ils sont adjoints et ont été considérés comme clitique. Par contre, k ɛ ́l ɛ ̀g est une postposition, du fait qu’il n’induit pas de modification phonologique dans le terme auquel il est adjoint, et qu’il est indépendant sur le plan prosodique. naː et k ɛ l ɛː connaissent une forme singulative, nag et k ɛ l ɛ g respectivement.