Les converbes sont des formes verbales non finies dont le sujet n’est pas spécifié, nécessairement coréférentes du verbe de la proposition matrice. Ils se distinguent des participes, pour lesquelles l’identité du sujet n’est pas pertinente, qu’il soit ou non récupérable dans le contexte. Ils sont constitués du préfixe thématique, de la base verbale et des morphèmes ‑V (ex 674a) et ‑V+n (ex 674b). La voyelle, identique à celle de l’impératif singulier, est définie par le radical verbal. Ils expriment soit la simultanéité, lorsqu’ils ne comportent pas de suffixe, soit la consécutivité, lorsque le morphème ‑n est réalisé1.
674. (a) Φ-súr-ù (b) Φ-wùd-à-n
th-descendre-v th-cueillir-v-ant
descendant ayant cueilli
Outre les réalisations tonales, les caractéristiques qui distinguent l’impératif du converbe indiquant la simultanéité sont, d’une part, leur distribution, et, d’autre part, les relations syntaxiques qu’ils entretiennent avec les termes de l’énoncé, notamment la dépendance au verbe de la matrice pour le converbe, alors que l’impératif est une forme indépendante.
Les converbes sont employés essentiellement dans les textes procéduraux ou les récits, et nous reviendrons sur leurs emplois dans la partie 12.4.
L’on peut remarquer une similitude de forme avec les clitiques de subordination,–nu lorsqu’il exprime une simultanéité, et –nún lorsqu’il exprime la consécutivité.