10.3.2.3.1 Obligatoire

Le complément d’attribution est marqué par une postposition ou un morphème casuel, les morphèmes marquant à la fois le génitif et l’attribution, la langue ne distinguant pas ces concepts formellement. Les relations syntaxiques, cependant, ne sont pas identiques. En effet, dans la construction génitive, le complément détermine la tête du syntagme nominal (ex 798a), alors qu’il dépend directement du verbe dans le cas d’une construction attributive (ex 798b).

798. (a) àmárà=gìníŋ láː=nún tànnd-ày-á=ká

lion=gen trou=loc 3s.caus-entrer.depuis-pas=coor

Il l’a fait entrer dans l’antre du lion (C5.11.78)

(b) kàlà=gù kàŋ máʃí=gìníŋ ʃáːyɛ̀ː=nu t-ánár-à

enfant\sg=sg.def humain.sg homme=gen thé=def 3s-apporter-pas

L’enfant a apporté le thé de l’homme / pour l’homme.

L’attribution peut être comprise au sens large, dans la mesure où l’on peut faire quelque chose pour quelqu’un, sans qu’il n’y ait transfert d’objet, mais de service (ex 799).

799. t-íɲíŋ=náː ɛ̀sɛ́ː=nu t-ɛ̀rɛ̀w-á-r-ì

3s-mère=gen mil=def 3s-battre-pas-pl-decl

Il a battu le mil pour sa mère.