14.2 Localisation

Nous aborderons l’expression de la localisation spatiale et temporelle, en examinant les morphèmes ainsi que les constructions possibles. La plupart des constituants sont des compléments obliques, bien que l’on relève quelques constructions dans lesquelles le nom dépend directement du prédicat sans que l’interprétation locative qu’il convient de donner à l’objet ne soit précisée par un morphème.

Le point de référence est, d’une part, le locuteur ou le point posé comme référence dans un récit, et d’autre part, le présent, le temps réel ou celui du discours, ces fonctionnements étant identiques à celui des déictiques et des tam.

En maba, comme cela est fréquemment le cas, il existe plusieurs façons d’informer sur une localisation, que ce soit par l’emploi de nominaux spécialisés dans cette fonction (14.2.1), de clitiques ou de syntagmes dont la tête est une postposition. Nous aborderons successivement la localisation marquée par les morphèmes casuels (14.2.2), puis les constructions comprenant les noms locatifs (14.2.3) pour terminer par les postpositions adverbiales (14.2.4). Les morphèmes locatifs sont des clitiques de constituant, et les postpositions sont considérées comme la tête du syntagme, le constituant nominal ou pronominal qui exprime la localisation assumant la fonction de déterminant.

Mais avant de traiter la localisation marquée par des morphèmes spécifiques, nous reviendrons sur les termes exprimant la localisation de façon inhérente et nous ferons quelques commentaires sur les points cardinaux.

Le terme de ’constituant locatif’ désigne un constituant nominal auquel sont adjoints des morphèmes nominaux locatifs génériques.