Ce tableau montre que les hommes sont, dans l’ensemble, majoritaires ; ils représentent 58,7% des sujets interrogés .Alors que les femmes constituent 41,3%. Cette supériorité de l’effectif masculin se reflète également au sein de certaines directions :
Nous observons aussi une supériorité de l’effectif féminin au sein des directions suivantes :
La Direction Générale du Travail, de la Main-d’œuvre et de l’Emploi (DGTMO) est la seule direction dont les effectifs sont identiques pour les deux genres (11,1% de femmes et 11,1% d’hommes).
Ce tableau met en évidence les caractéristiques genre et âge. Nous avons, pour cela, procédé à une classification de tranche d’âges allant de moins de 30 ans à 51 ans et plus. De ce tableau, il ressort que les femmes sont moins nombreuses que les hommes, car elles représentent environ 41,3%, soit moins de la moitié de l’effectif global et se répartissent en grand nombre autour de la tranche d’âge de 41 à 45 ans (soit 14,3%) et de 31 à 35 ans soit 11,1%. Tandis que plus de 58% des hommes se répartissent, quant à eux, majoritairement autour de 36 à 40 ans (20,6%), de 31 à 35 ans (12,7%) et de 41 à 45 ans (11,1%). Ce tableau nous permet également de voir que les tranches d’âge les plus représentées sont celles de 36-40 ans et de 41-45 ans soit 25,4% pour chacune. Et notre échantillon est majoritairement masculine.
On remarque à la lecture de ce tableau que les célibataires (50,8%) sont plus représentés dans cette population, car ils en constituent la moitié. Et ce sont les hommes qui sont majoritaires: ils sont 30,2% contre20, 6% de femmes célibataires. Ils sont suivis de près par les personnes vivant en couple (44,4% de l’effectif total). Ce qui donne 17,5% pour les femmes et 27% pour les hommes. Cela nous montre une fois de plus que les hommes sont plus nombreux. Par contre, les effectifs les moins représentés sont les divorcés, les séparés et les veufs (4,8% de la population globale) dont 3,2% pour les femmes et 1,6% pour les hommes.
Les hommes célibataires et vivant en couple sont donc plus nombreux dans cet échantillon avec 30,2% de célibataires et 27% vivant en couple.
Ce tableau montre que les hommes ont majoritairement un niveau d’études plus élevé que celui des femmes, car 46% d’entre eux ont un niveau supérieur au BAC contre 27% chez les femmes. Allant dans la même logique, 7,9% ont un niveau équivalent au BAC contre 3,2% et seuls 4,8% ont un niveau d’études inférieur au BAC contre 11,1% pour les femmes.
Ce tableau corrobore le constat du fossé qui existe entre les hommes et les femmes en matière de formation nécessitant de longues années d’études, du moins en Afrique et au Gabon en particulier. Notre échantillon n’échappe pas à cette règle. Et cela se traduit ici par le plus grand nombre des hommes (46%) dans la catégorie « supérieur au BAC » contre 27% pour les femmes. Néanmoins, de nos jours, les femmes font de plus en plus de longues études ; ce qui réduirait à terme cet écart. Conclusion, ce sont les hommes qui ont majoritairement un niveau supérieur au BAC au sein de notre échantillon. C’est pourquoi, ils sont plus nombreux à occuper les fonctions de cadres.
Le personnel d’exécution représente ici le plus gros des effectifs, à savoir 46% de la population totale. Puis suivent les chefs de service qui représentent 34,9% ; les différents directeurs techniques 11,1% et enfin, les directeurs généraux 7,9%. Pour ce qui est de la présence des femmes dans ces différentes fonctions, ce tableau montre qu’elles sont plus nombreuses chez les agents d’exécution (28,6%) et moins représentées dans les autres fonctions. Elles sont par exemple, 6,3% chez les chefs de service, 1,6% chez les directeurs techniques et 4,8% chez les directeurs généraux. La tendance s’inverse en ce qui concerne les hommes ; nous les retrouvons beaucoup plus chez le personnel d’encadrement notamment chez les chefs de service (28,6%) ; chez les directeurs techniques (9,5%) et chez les directeurs généraux (3,2%). Les hommes sont moins représentés chez les agents d’exécution (17,5%).
La sous représentation des femmes chez le personnel d’encadrement justifie aisément au regard de ce qui a été dit précédemment sur le lien entre le niveau de formation et la fonction occupée. C’est ainsi qu’elles représentent que 12, 7% dans cette catégorie.
Les femmes sont donc plus représentées chez le personnel d’exécution (28,6%). Tandis qu’on retrouve plus d’hommes chefs de service avec 28,6%.
Ce tableau indique que les sujets qui ont le grade A (A1 et A2) sont majoritaires avec 54% de l’effectif total contre ceux ayant un grade B (B1 et B2) ; ils représentent 46%. Les femmes qui ont un grade A sont moins nombreuses (14,3%) que celles ayant un grade B (27%). Elles sont moins nombreuses que les hommes ayant un grade A (39,7%) mais plus nombreuses que ceux qui ont un grade B (19%).
Rappelons ici que les grades correspondent aux différents diplômes. Compte tenu de la proportion élevée d’hommes ayant un niveau d’études supérieur au bac, c’est ce qui explique qu’ils soient plus nombreux à avoir le grade A, considéré comme grade supérieur et qui favoriserait l’accession aux postes à responsabilités.
Le code 1 correspond à moins de 5 ans ; le code 2 = 6 à 10 ans et le code 3 = 16 à 20 ans.
Ce tableau montre la supériorité numérique des hommes sur les femmes pendant les Cinq premières années d’ancienneté, mais sont moins nombreux au-delà de la cinquième année : ce sont les femmes qui prennent le dessus avec 19% contre 14,3% pour les hommes. Mais à partir de la seizième année, l’effectif est le même pour les deux genres (3,2%). Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que la plupart des personnes (des dirigeants hommes et femmes) sont souvent mobiles à cause de leur mutation ou nomination dans d’autres départements ministériels au terme d’un certain nombre d’années. Et comme, les hommes occupant des fonctions à hautes responsabilités sont plus nombreux au Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Prévoyance Sociale, c’est pourquoi ils ont une ancienneté moins importante que celle des femmes au sein du ministère.
De ce tableau, nous pouvons dire que les sujets ayant moins de 3 enfants sont les plus nombreux avec 50,8% de l’effectif total contre 36,5% des sujets ayant 4 à 6 enfants et 6,3% pour ceux ayant 7 à 9 enfants ; 4,8% pour ceux ayant 10 à 13 enfants et 1,6% pour ceux ayant plus de 21 enfants. Les hommes sont ceux qui ont le plus grand nombre d’enfants (58,7% contre 41,3%) : nous avons par exemple, 28,6% d’hommes à avoir moins de 3 enfants contre 22,2%. A partir de 4 à 6 enfants, le nombre des femmes est supérieur à celui des hommes avec 19% pour elles et 17,5% pour les autres. Seuls les hommes ont plus de 6 enfants avec 6,3% (pour 7 à 9 enfants) ; 4,8% (pour 10 à 13 enfants) ; et 1,6% (pour plus de 21 enfants).
Le genre masculin est donc majoritaire en ce qui concerne le nombre d’enfants avec 28,6% pour les sujets ayant moins de 3 enfants contre 22,2% pour les femmes même si elles prennent le dessus à partir de 4 à 6 enfants. Au-delà de ce nombre, seuls les hommes sont concernés. Ce qui signifie que ce sont les hommes qui ont plus d’enfants dans cet échantillon. Dans tous les cas, les hommes et les femmes du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Prévoyance Sociale ont presque tous des responsabilités familiales très importantes.