Le dégagement de cet édifice a fait apparaître deux séries de briques inscrites. La première36 concerne les briques estampées au nom d’Ur-Nammu, qui étaient identiques à celles retrouvées dans le temple de Nannar. Cette première série permet de penser que ce monument était un temple. La seconde concerne les briques marquées au nom de Shulgi (constructeur de l’E-hur-sag ou la maison de la montagne) qui revêtaient les sols des pièces. Cette seconde série nous donne l’impression que ce bâtiment servait de palais.
Ces deux séries nous posent donc un problème pour identifier l’édifice. Pour trouver une solution il faut étudier les différentes hypothèses37 proposées par les fouilleurs sur le monument :
Nous penchons davantage vers l’hypothèse que cet édifice était un palais. Cette hypothèse est renforcée par l’aménagement de l’espace quatre où se trouve une base de pierre39 qui était vraisemblablement destinée à supporter un trône. L’existence de cette installation à cet endroit-même confirme qu’il y avait un trône qu’on voit soit dans la salle du trône du palais, soit dans sa salle de l’administration40. De plus, selon C. L. Woolley, l’absence de crapaudine inscrite41 dans cet édifice apporte une preuve pour renforcer cette théorie, car il n’y a pas de temple sans crapaudine inscrite. Tout cela s’oppose à l’hypothèse qui donne à cet édifice une attribution religieuse (temple).
Hall H. R., 1930, p. 160.
La première hypothèse est adoptée par Hall H. R, la deuxième présentée par Woolley C. L., voir Margueron J.-C., 1982b, p. 156-157.
Margueron J.-C., 1982b, p. 164.
Le palais du Mari présente des indications de deux trône : la première se trouve dans la salle du trône, mais le second est installé dans la salle 1 de l’administration.
Cet argument est proposé par Woolley C. L., 1926, p. 383.