De forme rectangulaire et bien conservé, il était considéré comme le secteur méridional de l’édifice50. On y pénétrait par sa seule issue aménagée dans la salle 10. Celle-ci possédait deux ouvertures : l’une permettait de rejoindre le secteur voisin et reliait l’espace 4 à ce secteur. L’espace 4 était percé de cinq portes qui permettent de communiquer avec les salles 5, 6, 10, 7 et 1.
L’espace 1 était une des pièces de ce secteur. Les deux plans du palais présentés par les fouilleurs proposent deux hypothèses à propos de ce dernier espace. La première démontre qu’il était formé de deux parties (1 et 1 bis). La première partie dont la forme est carrée, était plus grande que la seconde, possédait deux ouvertures qui permettent de rejoindre l’unité composée de deux pièces 3-2, et de la pièce 1 bis. La seconde de forme rectangulaire, était percée de trois portes : vers la salle précédente, vers les pièces 8 et 9 et vers le grand espace 4. La seconde hypothèse permet d’affirmer que cette pièce était un grand espace (8 m sur 11,50 m), percé de trois portes, la première donnant un accès à l’espace 4, la seconde mettant en relation les pièces 3-2, et la dernière permettant de faire communiquer les salles 8 et 9. Nous préférons la deuxième théorie, car nous avons indiqué plus haut que l’espace 4 n’était pas la cour centrale, mais vraisemblablement une grande salle. Dans ce cas, il fallait nécessairement aménager une cour centrale pour distribuer la lumière aux salles de cette unité, et nous estimons donc que l’organisation donnée à cet espace par la deuxième hypothèse correspond à une cour centrale.
Ce qui attire l’attention dans cette unité est l’aménagement de la salle 9 (des toilettes et un système d’évacuation des eaux usées). Cet aménagement laisse à supposer que cette salle était considérée comme une salle d’eau. La salle 8 était accessible par la salle précédente et forme probablement avec elle un appartement51. On a trouvé la même organisation (une salle d’eau associée à une autre salle) dans le secteur de la cour 1552du palais de Mari. Cette répétition montre que cette association était une des règles architecturales des palais mésopotamiens.
Les hauteurs restantes de ses murs ont atteint 2,43 m.
Cette hypothèse est adoptée par Margueron J.-C., 1982b, p. 161.
Cf. ci-dessous, p. 144.