Les fouilleurs n'ont pas fourni de plan de cette phase du palais dans leur rapport final. Ce plan a été mis à jour par les nouvelles études sur le palais de Tell Asmar, conduites par C. D. Reichel179. Ces études ont permis de produire un plan identique à celui du palais de la phase de Bilalama avec quelques différences entre les deux. La taille du palais de cette phase était plus petite que celle du palais de Bilalama, car le secteur économique qui fut construit à l’époque de ce dernier fut abandonné dans cette phase. De plus, les circulations du secteur de l’ancien temple reçurent des petites transformations pendant cette époque (voir ci-dessous). En étudiant les sols de plusieurs pièces de cette phase et de la phase de Bilalama (M 32:15, M 31:1, N 31:11, N 30:3 et O 30:17)180, on remarque que le niveau du sol de tout le palais fut généralement augmenté dans le palais d’Azuzum, car la différence atteint un mètre entre les deux. On a retrouvé dans la cour M 32:15 (cour centrale de l’ancienne chapelle),une couche mince de cendres et une strate plus profonde de déchets gris-verts mous. En tenant compte des deux couches, il est possible de penser que la vieille cour (c.-à-d., M 32:15) s'était retrouvée hors d'usage pendant une période considérable181. D’après le plan, il apparaît aussi que le secteur nord-ouest du palais de Bilalama fut abandonné dans cette période. Une question se pose : pourquoi le palais fut-il réduit à cette époque ? Comme nous savons, Eshnunna fut détruit à l’époque précédente, cet événement eut sans doute un lieu à cause d’une crise économique. Il est probable que cette crise posa problème contre les travaux architecturaux de Azuzum, puisqu’il n’était pas possible de reconstruire complètement et lui donner la même image que la phase précédente. De plus, cette entreprise avait besoin de beaucoup de temps pour être réalisé, la période de ce souverain est très courte, cela posa un autre problème contre cette tâche.
D’après le plan, le palais se compose de deux zones principales dans cette phase :
Idem, p. 97.
Idem, p. 99.
Lloyd S., 1940, p. 63.