1.3.2 - La fouille du palais

Au cours de la première campagne de la fouille de Larsa en 1933243, A. Parrot repéra le palais royal. Le fouilleur ne pouvait pas s’investir immédiatement dans cette découverte parce qu’il était occupé par les sondages stratigraphiques, dont l’objectif était une exploration systématique de ce site les années suivantes. Les circonstances éloignèrent A. Parrot de Larsa jusqu’en 1967244. Durant cette année, le palais et d’autres monuments attirèrent l’attention du fouilleur. Grâce à ses travaux dirigés lors des dernières campagnes, il peut mettre à jour une partie du bâtiment, composée de quelques espaces allongés et de plusieurs petites pièces (fig. 17). Il n’était pas facile d’identifier l’édifice comme un palais royal en s’appuyant sur ces découvertes, mais la dalle inscrite au nom de Nur-Adad affirme que l’édifice servait de palais.

Les travaux de la quatrième campagne dirigée par J.-C. Margueron, ont permis de faire l’adjonction avec ceux des campagnes précédentes et il est possible d’installer un plan homogène, mais celui-ci manque. De plus, grâce au sondage fait dans cette campagne sous la grande salle, on a pu montrer la présence de fondations construites en briques crues, enfoncées à plus de 3,50 m, plus larges que la partie supérieure des murs, construite en briques cuites.

Pendant la cinquième campagne, grâce au sondage exécuté sous la pièce 51245, on a pu confirmer que la technique utilisée sous la salle du trône pour construire les fondations y était la même. D’autres sondages ont été opérés le long de la limite nord-ouest, la raison de ces travaux était de compléter le plan du palais par l’étude du tracé des fondations. Cette opération aida à retrouver les fondations sur une soixantaine de mètres et de définir la nature de l’espace 1-13 et des salles voisines.

Le dégagement de l’édifice n’est pas achevé, et les résultats de trois campagnes ne sont pas suffisants pour comprendre la totalité de ce palais. Il n’est donc pas possible de connaître avec certitude les secteurs du palais, l’accès et les circulations.

Notes
243.

Parrot A., 1933, p. 175, 1968b, p. 205 et 1946, p. 362.

244.

Parrot A., 1968 b, 1968, p. 212.

245.

Cette fois encore, il fallait descendre à plus de 3,50 m pour retrouver les premières assises du côté du mur d’enceinte et à 2,70 m pour les murs intérieurs.