Il se situe dans l’angle ouest du palais, constituant nettement un secteur très cohérent, ce qui nous aide à comprendre son organisation. Il mesure 30 m de longueur et 60 m de largeur, possédant la forme d’un parallélogramme. Les murs d’enceinte nord-ouest et sud-ouest forment deux de ses limites, le bloc de l’espace 23 au Sud-Est et l’espace 110 au Nord-Est constituent les troisième et quatrième limites.
D’après le plan, cette partie ne possédait qu’une entrée installée dans l’unité 63-62. De celle-ci, on pouvait atteindre le secteur voisin (cour 23 et ses dépendances) par une issue conduisant à la cour 23. Il est bizarre de constater que ce groupe n’ait eu que cette dernière porte, car l’installation d’autres passages était nécessaire pour communiquer avec les autres secteurs tels que l’ensemble 110. J.-C. Margueron280 a discuté ce dernier point, surtout en ce qui concerne l’existence d’une relation éventuelle entre ce secteur et l’ensemble de l’espace 110 par les portes 75-110, 73-77 et 74-77. Cet archéologue281 trouve que l’organisation de ce groupe laisse entendre qu’il n’y avait pas d’autre entrée. Il est difficile d’adopter cette hypothèse, car selon les règles architecturales mésopotamiennes, chaque partie possède plusieurs portes assurant facilement les communications avec les secteurs voisins. Nous estimons qu’il existait une relation entre ce groupe-ci et celui de l’espace 110 par une ou quelques pièces, mais nous ne pouvons pas confirmer cette théorie assurément à cause de la destruction des parties hautes des murs des pièces qui disposaient probablement d’ouvertures à ce niveau.
Le centre de ce bloc fut occupé par un espace de forme rectangulaire (15, 60 de longueursur 19 mde largeur282), bordant des pièces suivantes: 2 b, 3, 4, 5, 6, 29, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 63, 62 et 27. Cet espace était percé de 12 portes (3 ouvertures sur chaque flanc dont deux se situent aux extrémités et une occupe un emplacement au centre).
Deux pièces de ce quartier ne s’ouvrent pas sur l’espace central ; il s’agit de 72 et 73. Il était possible d’accéder à la première par la salle 74, mais l’accès menant vers la seconde n’est pas connu à cause de sa destruction. Tenant compte de l’emplacement proche de celle-ci des deux pièces 74 et 72, peut-être était-elle accessible par l’une d’elles ou par les deux.
Le centre de l’espace 28 était occupé par six bases de piliers en briques cuites (fig. 22), installées dans le sens de la longueur de la cour en deux bandes parallèles de trois bases283. L’existence de ces piliers montre que cet espace était partiellement couvert et que ces colonnes servaient à augmenter la surface couverte284. Entre les piliers se trouvait une zone dallée dont le centre était pourvu, d’après l’auteur, soit de l’orifice d’un puits, soit d’un puisard285. Nous préférons la deuxième hypothèse, car généralement les espaces à ciel ouvert étaient pourvus de puisard pour évacuer les eaux usées.
Les pièces qui entourent l’espace 28 étaient allongées, mais leurs longueurs ne sont pas identiques. Sur le flanc est, la longueur des salles était approximativement de 14 m approximativement, mais la longueur de celles du côté ouest n’atteint que 16 m ou 17 m. Concernant les pièces installées aux angles, la longueur était plus importante que celle des autres pièces. Elle était de 19,30 m dans la salle de l’angle nord-ouest et de 20 m ou de 22 m dans les autres pièces, comme la 6 et la 2 b. Concernant la largeur de toutes ces pièces, elle varie entre 2,20 m et 4,30 m286.
Le point qui attire l’attention dans ce quartier est la profondeur de ses pièces : dans les salles qui se trouvent au Nord-Ouest et au Sud-Est, elle était de 2,50 m à 3 m, mais au sud-ouest et nord-est elle n’était que de 14 m à 16 m. Selon un spécialiste287, cette organisation qui construit les salles en profondeur par rapport à la cour centrale au lieu de les installer en largeur ne respecte pas le schéma traditionnel courant en Mésopotamie, surtout en ce qui concerne les pièces occupant les côtés nord-ouest et sud-est. Ce dispositif288 pose problème pour fournir de la lumière au fond des salles. Selon nous, peut-être ces pièces ne s’appuient-elles pas seulement sur l’éclairage qui entrait par leur portes, mais il est vraisemblable qu’elles possédaient également des fenêtres en haut des mursqui distribuaient l’éclairage jusqu’au fond.
Margueron J.-C., 1982b, p. 403.
Idem, p. 403.
Lenzen H., 1966, p. 28.
Lenzen H., 1966, p. 28-29.
Idem, p. 29.
Idem, p. 29.
Maegueron J.-C., 1982b, p. 403.
Idem, p. 403.
Idem, p. 403.