1.5.4.3 - L’unité de la cour 51 (fig. 24)

Elle se trouve au Sud-Est dubloc de l’espace 23, et est suffisamment bien conservée, ce qui nous aide à comprendre son organisation et sa circulation antérieure, mais son état de conservation actuel ne nous permet pas de connaître précisément sa relation avec les secteurs voisins. On a cependant retrouvé295 de nombreuses tablettes dans ce secteur (salles 35, 38 et 39 a).

Cette unité se compose d’une cour centrale 51 de forme rectangulaire de 7 m sur 8,20 m et est entourée d’une ceinture de pièces 52, 53, 54, 55, 56, 39 b, 39 a, 38 et 35. Elle était percée de six portes menant vers les petites salles 53, 52, 35, 38, 39 a et 39 b dont la largeur atteint 3 m environ et la longueur était de 3 m à 7 m.

Les limites de ce bloc ne sont pas clairement définies, surtout en ce qui concerne le groupe composé des pièces 41-42-91-92 et 57. Il n’est pas bien conservé puisqu’il ne subsiste que des fondations. Dans ce cas, il est difficile de savoir si celui-ci est rattaché au secteur actuel. D’après le plan il nous apparaît que ce groupe n’était qu’une petite unité dont le centre était occupé par un espace rectangulaire bordé de quelques petites pièces.

De plus, à cause de la destruction des murs, il n’est pas possible de déterminer l’emplacement et le nombre de portes qui mettaient en relation ce secteur avec le reste du bâtiment. Les fouilleurs estiment que la relation de ce bloc avec l’unité de l’espace 40 était assurée par une porte entre les salles 35 et 32. En raison de l’inexistence de crapaudine296, cette hypothèse n’est pas adoptée par l’archéologue qui n’y voit pas un passage. Nous ne pouvons pas discuter et adopter chacune de ces hypothèses, puisque les murs sont manquants, ce qui ne nous donne pas une preuve certaine de la présence d’une porte. Mais il n’est pas possible que cette partie ne communiquait pas avec le bloc de l’espace 40, si nous tenons compte des plans des deux blocs. Nous suggérons la présence vraisemblable d’une ouverture entre la salle 38 ou 39 et le grand espace 40. L’existence d’un passage à cet endroit est très logique puisque si on venait du groupe de l’espace 51, on pouvait atteindre plusieurs salles du secteur de l’espace 40 en empruntant l’espace central 40 qui pouvait sans doute jouer un rôle très important dans la circulation.

D’après les fouilleurs, ce groupe possède un autre passage placé dans la salle 53, mais nous ne pouvons pas en connaître la destination. A l’angle nord de la dernière salle297 se trouve le coffre d’une crapaudine. L’existence de cette installation dans cet endroit laisse à penser qu’il y avait une issue, cela nous conduit à admettre la supposition des auteurs sur cette porte, mais un problème subsiste : vers quel secteur celle-ci conduirat-elle ? L’emplacement de la crapaudine permet de penser que ce passage mènerait soit vers la salle 53 (secteur de l’espace 40) soit vers la salle 94 (zone centrale). Si nous admettons la présence d’un passage entre le groupe de la cour 51 et le secteur de l’espace 40 (voir ci-dessus), cette issue donnerait accès peut-être à la zone centrale, car il n’est pas logique de disposer de plusieurs portes dans ce secteur pour le mettre en relation avec le secteur de l’espace 40 et de ne créer aucun passage le reliant au secteur central. De plus, certaines nécessités imposèrent probablement la nécessité de créer des communications avec tous les secteurs voisins pour circuler avec plu de facilité.

Notes
295.

Haller A. V., Hecker W. U .G., 1963, p. 26

296.

Margueron J.-C., 1982b, p. 406.

297.

Idem, p. 406.