Elle se situe au centre de l’édifice et le séparait probablement en deux parties. Sa conservation actuelle n’est pas bonne, il n’y existe qu’un tracé des fondations299, ce qui nous pose des problèmes pour définir ses portes. Malgré cela, il est vraisemblable qu’elle jouait un rôle essentiel dans la circulation en raison de son emplacement au cœur de ce monument.
D’après les restes de cette zone, il semblerait qu’elle se compose de cinq espaces dont leur largeur identique est de 12 m, mais leurs longueurs était différentes300 : au Nord se situe la salle 77 s’étendant sur 5 à 6 m, puis la grande pièce 110 s'allonge sur 38,50 m, la longueur de la salle 109 n’est que de 9m, la pièce 94 atteint 27 m de longueur et la dernière salle 93 s’étale sur 2,20 m.
Les fouilleurs301 pensent que les deux espaces 110 et 94 étaient des cours, il est probable que cette hypothèse soit vérifiée, car comme ces deux espaces sont au centre du palais, leur emplacement leur permet de jouer le rôle de source lumineuse distribuant la lumière à plusieurs pièces appartenant aux secteurs voisins.E. Heinrich302 suppose que l’espace 109 était aussi constitué d’une cour, et il ajoute que sa forme n’était pas habituelle par rapport aux autres cours du même type. Selon nous, cette hypothèse n’est pas bonne, car cet espace se situait entre deux grandes cours, l’existence de ces grandes cours à cet endroit est suffisante pour fournir les pièces voisines en lumières, il n’est pas logique d’aménager entre les deux cours une autre petite cour. Dans la cour 110 un puits construit en briques a été mis à jour; il s’agit d’un bassin.
Ce secteur ne livre pas d’installations qui peuvent mettre en évidence sa fonction. Par ailleurs aucune indication n’a été retrouvée pour savoir comment il mettait en liaison le reste du palais. Nous avons indiqué plus haut qu’une crapaudine se situait à l’angle nord de la salle 34 (quartier de l’espace 40) et avons conclu que la présence de cette installation là prouve qu’il y avait vraisemblablement une issue vers la salle 109 (la zone centrale du palais). Il est difficile de prouver l’existence exacte d’autres passages, mais en tenant compte du mur d’enceinte, c’est-à-dire quelques 110 m303 s’étendant le long de plusieurs salles des secteurs suivants, nous estimons qu’il y avait probablement de nombreuses portes faisant office de liaison entre les deux. De plus, la circulation constituait un rôle important dans le secteur central des palais mésopotamiens : la cour 106 occupe le cœur du palais du Mari et jouait un rôle essentiel dans la circulation304. La même règle architecturale se répète dans le palais de Tell Asmar dont la cour centrale était percée de plusieurs portes permettant de communiquer avec d’autres secteurs de l’édifice305.
Margueron J.-C., 1982b, p. 407.
Haller A. V., Schmid H., Brandes M. A., 1964, p. 29.
Idem, p. 29.
Heinrich E., 1984, p. 63.
Margueron J.-C., 1982b, p. 407.
Cf. ci-dessous, p. 122.
Cf. ci-dessus, p. 41.