2.2.2 - La datation du monument

Le sol de toutes les pièces du palais oriental a aidé les archéologues à définir les trois phases de l’histoire de ce palais :

  1. La phase la plus ancienne qui remonte à l’époque de la construction du palais (époque des Shakkanaku), fut très longue. Le sol était constitué de plâtre posé en carrés successifs sur un radier de galets. Ce qui permet d’affirmer que cette phase date de la période des Shakkanaku est l’explorationMargueron J.-C., 1982a, p. 22. des deux fragments d’empreintes de sceau sur bulle qui appartiennent à cette période.
  2. La phase suivante utilise des carreaux cuits et a connu une longue existence, mais il est difficile de déterminer sa durée de vie.
  3. La dernière phase se repère au sol en terre battue, et quelques fois aux dalles de lebenMargueron J.-C., 1983, p. 11. . On a retrouvé sur les fragments du sol une céramique sans fond qui servait probablement de zone pour le feu, et sept tablettes furent également recueilliesMargueron J.-C., 1982a, p. 22. . En raison d’une année explicite portée sur l’une de ces dernières découvertes écrites, J.-M. DurandIdem, p. 22. les attribue à l’époque de Zimri-Lim, il est donc vraisemblable que la dernière phase remonte à l’époque de ce dernier roi.

La vie de ce bâtiment s’acheva par un violent incendie553 qui a laissé ses traces sur les murs et les sols des pièces ; la hauteur des ruines brûlées a atteint approximativement deux mètres. La destruction de ce palais était identique à celle du grand palais royal de Mari dans lequel on a retrouvé plusieurs signes554 qui permettent d’affirmer que celui-ci a connu un incendie à la fin de sa vie.

Notes
553.

Margueron J.-C., 1983, p. 11.

554.

Cf. ci-dessus, p. 114.