3.1.1.1.1 - La fabrication des briques crues

La fabrication des briques crues qui étaient de types variés820, se déroulait en plusieurs étapes. La première concernait le choix de l’argile ou de la terre employée pour leur confection. Généralement, on utilisait la terre se trouvant à proximité du lieu de construction. Cependant, afin d’employer une terre de bonne qualité, il était possible d’aller très loin du chantier pour chercher cette terre821 . L’argile provenait soit de la plaine, soit de terres archéologiques822. Les murs ont généralement été construits en briques d’argile de bonne qualité provenant de terres archéologiques823, en particulier en Mésopotamie du Nord.

Une fois la terre choisie, elle était débarrassée de ses impuretés les plus grossières, puis malaxée avec de l’eau et d’autres matériaux : (paille hachée, herbe, parfois sable et graviers ou cendre) par piétinement, humain ou animal824 (fig. 84 et 85).

Enfin, on pouvait avoir recourt, lors du façonnage des briques, à plusieurs modes de préparation :

  1. Le modelage (fig. 86): on façonnait à la main une certaine quantité de terre à bâtir en lui donnant une forme approchant de celle d’un pain que l’on laissait sécher au soleilAurenche O., 1981, p. 60-64. .
  2. Le pressage : il était aussi possible de faire les briques en tassant le pain de terre à bâtir entre deux planchesSauvage M., 1998, p. 21. .
  3. Le moulage : avant de commencer le façonnage des briques, il fallait recouvrir la surface de travail de paille ou de sable pour empêcher la terre à bâtir d’adhérer au sol. Ensuite, on posait par terre le moule (un simple cadre de bois sans fond) et on pressait à la main ou au pied le mélange. Lors de cette étape, les angles devaient être bien remplis et la surface du moule grattée afin d’enlever les surplus de terre. Enfin, on retirait le moule par le haut et on laissait sécher la brique au soleil sur placeIdem, p. 21. On y laissait les briques trois ou quatre heures puis on les posait sur la tranche pendant une ou deux journées pour poursuivre le séchage. Elles étaient ensuite prêtes à l’usage. Cette méthode était la plus utilisée en Mésopotamie.

Notes
820.

Aurenche O., 1977, p. 42.

821.

Margueron J.-C., 2000, p. 192.

822.

Aurenche O., 1981, p. 48.

823.

Sauvage M., 1998, p. 18.

824.

Margueron J.-C., 2000, p. 192.