Chapitre 3.2 - La relation entre le monde du palais et le monde de l’extérieur

3.2.1 - La situation du palais dans la cité et sa relation avec les bâtiments voisins

Avant de définir l’emplacement précis dans lequel chaque palais mésopotamien a été construit, nous allons étudier la nature de la zone comportant ce grand édifice public. Les travaux de fouille et les sondages stratigraphiques faits dans les palais mésopotamiens permettent d’affirmer qu’une partie de ces édifices était édifiée ex nihilo, sur un emplacement vierge (palais de Tell al-Rimah et d’Assur). Cependant, une autre partie de ces bâtiments était édifiée sur un niveau plus ancien (palais d’Ur, de Tell Asmar et d’Uruk) ou sur plusieurs niveaux plus anciens (grand palais royal de Mari). Sous le palais d’Ur, les archéologues ont retrouvé les éléments d’un bâtiment appartenant à une époque antérieure à la troisième dynastie d’Ur, à savoir une série de murs de faible épaisseur et une série de fours et de drains. Un sondage stratigraphique réalisé dans le palais d’Uruk a également livré des éléments plus anciens, identiques à ceux découverts dans le palais précédent (fours en céramiques découverts sous la cour 28).

Contrairement à ces derniers monuments, le grand palais de Mari, établi à la fin du troisième millénaire (époque d’Ur III), n’a pas été construit sur un seul bâtiment, mais sur plusieurs niveaux, datant de l’époque des dynasties archaïques à l’époque akkadienne, et qui occupaient l’emplacement de ce palais avant qu’il a été fondé. De plus, tous les bâtiments appartenant à ces niveaux servaient de palais. Au final, la situation du grand palais de Mari servait d’emplacement originel aux palais de Mari à toutes les époques de cette ville.