Plusieurs palais mésopotamiens possèdent, en plus de l’accès principal, un ou plusieurs accès secondaires (cf. tableau). La fonction de ces entrées était liée à celle des zones auxquelles elles donnaient accès.
Dans les phases les plus anciennes du palais de Tell Asmar amorite, trois autres accès ont été aménagés en plus de l’entrée principale. Deux attirent particulièrement l’attention. La porte orientale a d’abord été destinée à donner accès à un temple directement depuis la rue. Lorsque ce temple a été sécularisé pour devenir une dépendance du palais, l’entrée s’est maintenue. L’ouverture occidentale permettait, dans les trois premières phases, d’accéder au secteur ouest du palais qui servait jusqu’à l’époque de Nurahum de chapelle, puis qui est vraisemblablement devenu un secteur économique à partir de l’époque de Kirikiri. Ensuite, depuis la phase d’Urninmar, cette porte relie la zone centrale à l’extérieur du palais. Dans la phase 3 de ce palais (palais de Bilalama) un secteur économique a été édifié et percé d’une porte spéciale permettant probablement aux animaux de transporter dans ce secteur les matières premières dont on avait besoin1128.
Le grand palais royal de Mari était aussi percé de deux portes secondaires. La première porte avait deux fonctions. Elle permettait de communiquer à la fois avec le secteur sacré et avec la réserve générale de l’édifice dans laquelle on stockait les matières premières. En revanche, la seconde jouait un seul rôle, puisqu’elle faisait seulement le lien avec le secteur économique afin de ramener les marchandises qu’on y entreposait.
Le palais A de Tuttul possède aussi un accès secondaire dans la partie sud. Cette porte n’avait pas la même fonction que les précédentes, qui donnaient accès aux zones sacrée et économique. En effet, d’après le plan de l’édifice des deux premières phases, cette porte secondaire permettait seulement de communiquer avec le secteur officiel (grand Hall Q).
E. Heinriche propose une hypothèse que ces animaux étaient entrés dans un palais pour apporter les éléments du stockage aux magasins, Heinrich E., 1984, p. 65.