3.4.9 - Les jardins

L’étude analytique des palais mésopotamiens laisse penser que ces édifices ne comportaient pas de jardins. Le grand palais royal de Mari était le seul palais abritant, d’après plusieurs chercheurs, deux jardins, dans les cours 106 et 130. Notre étude des deux grandes cours centrales nous conduit à conclure qu’elles n’en possédaient pas. Peut-être, dans la cour 106 ou dans les deux cours, y avait-il seulement quelques disques amovibles avec des arbres.

Au contraire de l’architecture royale de Mésopotamie, l’architecture royale syrienne présente un aménagement de ce type, dans le palais royal d’Ougarit qui abrite à son extrémité orientale un jardin de forme rectangulaire (25 x 15 m) où étaient concentrées des plantes. Ce jardin était délimité par un muret autour duquel avait été aménagée une promenade. A l’angle Nord, à côté d’un porche à deux colonnes donnant sur une grande salle, une belle loggia surélevée, largement ouverte sur le jardin, permettait à la famille royale de se délasser dans un cadre raffiné sans quitter le palais1460.

Notes
1460.

Margueron J.-C., 2008, p. 50.