Lorsque nous avons étudié l’éclairage des palais mésopotamiens datant de la période d’Ur III à l’époque paléo-babylonienne, nous avions mis en évidence que les cours principales qui se trouvaient, dans la plupart des cas, au centre du palais, étaient à ciel ouvert. Cela permettait d’y obtenir une grande quantité de lumière à tel point que même les salles environnantes étaient éclairées.
En ce qui concerne les espaces centraux des maisons, Y. Calvet1506, qui a étudié les grandes maisons de Larsa, propose l’hypothèse d’un espace central non couvert. Il indique que la fouille n’a fourni aucune preuve de couverture sur l’espace central de B 27 et il imagine qu’il y avait quatre grandes fenêtres, disposées symétriquement, fournissant par l’intermédiaire des portes de la lumière aux salles environnantes. Toutefois, il présente une autre hypothèse sur cette présumée couverture : « Si l’on voulait restituer une couverture, la seule solution raisonnable serait de lui adjoindre une toiture plus haute que le reste de la maison avec des fenêtres sous la couverture 1507».
Cet espace fait 8,5 m de largeur, cette valeur ne pose pas de problème d’aménagement une couverture sur cet espace, en Mésopotamie. Nous avons déjà indiqué que les palais mésopotamiens possédaient des espaces couverts (grandes salles) dont la largeur est plus importante que celle de l’espace central de B 27. D’un point de vue technique, il était donc possible d’aménager un espace couvert au cœur de cette maison. Cela ne donne pas de réel argument pour dire que l’on ne se trouve pas dans une cour. En effet, la couverture pose sans doute un problème d’éclairage et les fenêtres proposées par l’archéologue sous cette couverture ne pouvaient probablement pas fournir une quantité de lumière suffisante aux pièces environnantes. Ce mode d’éclairage peut correspondre aux pièces directement exposées, en première lumière, mais ne convenait pas aux salles de deuxième ou de troisième lumière. L’éclairage qui y pénétrait était faible. Nous estimons que la bonne solution était d’aménager un espace à ciel ouvert permettant de faire pénétrer une quantité de lumière suffisante à l’éclairage des salles voisines, situées en première, deuxième ou troisième lumière. Nous pouvons constater que l’espace central de cette maison était à ciel ouvert, similaire aux cours centrales des palais mésopotamiens datant de la période d’Ur III à l’époque paléo-babylonienne.
Idem, p. 166.
Idem, p. 166.