Le secteur économique était un des secteurs importants dans les palais mésopotamiens, consacré à stocker des matières premières (grain, huile, farine etc.) que l’on utilisait dans le palais. Ces découvertes nous rappellent des secteurs de stockage dans quelques palais mésopotamiens ayant livrés plusieurs jarres de stockage. Nous avons déjà signalé que l’organisation des réserves n’était pas la même, car dans un certain nombre de magasins dans les palais mésopotamiens, des banquettes creusées étaient aménagée pour caler les jarres. Cette organisation n’est pas identique à la salle 2 de la maison B 27, car cette dernière salle ne possède pas de banquettes.
Dans l’identification des réserves des maisons d’Ur, L. Battini1538 indique que les maisons ne possèdent pas d’objets permettant d’y voir des magasins. Nous avons déjà signalé que les pièces de stockage des palais mésopotamiens étaient allongées et très étroites. Ce dernier chercheur s’appuie sur cette indication pour identifier cette fonction, puisqu’il retrouve plusieurs cas de pièces dont le côté court est trois ou cinq fois plus petit que le côté long. L’absence d’aménagements comme les banquettes creusées ou les jarres de stockage nous conduisent à ne pas adopter cette hypothèse avec certitude. Le même spécialiste1539 a identifié d’autres types de magasins dans les maisons que l’on ne retrouve pas dans les palais : les réserves de l’étage et les réserves du rez-de-chaussée contenaient un escalier. Si l’hypothèse de ce spécialiste est bonne pour le premier type des magasins, nous pouvons dire que les palais ne connaissaient pas ce genre de magasins, car l’étage était spécialement réservé à l’habitation et aux bureaux des archives. En ce qui concerne le deuxième type, le grand palais de Mari le connaissait : la salle 81 qui appartient à une série de magasins entourant la salle du trône 65, comportait un escalier conduisant à l’étage. De plus, le secteur des magasins du même palais était surmonté par les appartements royaux. Dans ce secteurs des escaliers ont été aménagés afin d’atteindre ces derniers appartements, situés au premier niveau.
Idem, p. 210.
Battini L., 1999, p. 210.