2/ Partie Expérimentale

2.1. Études de la vitesse de traitement et de la mémoire de travail

L’étude de la voie 1 du modèle d’Anderson ne porte que sur un aspect : l’intelligence ; mais au travers des deux processus que sont la vitesse de traitement de l’information et la mémoire de travail. Afin d’avoir de plus amples informations et une analyse plus précise, il nous semblait que se limiter à l’étude d’un seul mécanisme était peut être réducteur, d’autant plus que l’hypothèse concernant la nature cognitive pure du facteur g n’est pas unique et qu’au moins la vitesse de traitement et la mémoire de travail divisent les chercheurs. Nous avons donc décidé d’étudier ces deux processus et de voir les liens avec les capacités intellectuelles de nos différents groupes expérimentaux. Ceci nous permettra donc de confronter également le modèle de Fry & Hale (1996) à nos données. Ainsi, nous avons, dans une première expérience, étudié ces paramètres chez deux groupes d’enfants contrôles « tout venant » pour voir la puissance de chacune des hypothèses (expérience 1). Dans un second temps (expérience 2), nous avons comparé les résultats de ces sujets sains à deux groupes de patients déficients intellectuels génétiquement identifiés (syndrome de l’X-Fragile et Trisomie 21). Notre expérience 3 a voulu démontrer qu’une réduction de la vitesse de traitement de l’information ne s’appliquait pas aux patients dyspraxiques verbaux que nous considérons d’un point de vue théorique comme des patients « miroirs » des patients présentant un retard mental (QI déficitaires parfois mais pas de déficience intellectuelle).