3.2.3. Perspectives

En fonction de nos résultats et des hypothèses que nous venons de formuler, des nouvelles études pourraient être mise en place afin de confirmer cela. Afin de valider l’hypothèse d’un continuum entre les différentes pathologies que sont la dyspraxie, la dysphasie phonologico-syntaxique et la dyspraxie verbale, il conviendrait de faire des études de l’apprentissage procédural implicite pour chacune de ces populations et de mettre en exergue les divergences. Comme nous l’avons déjà spécifié, il existe différentes dyspraxies qu’il conviendrait de distinguer et d’évaluer séparément. Si le continuum est prouvé alors nous devrions trouver des troubles plus ou moins sévères selon les pathologies.

Concernant la déficience intellectuelle, il parait réellement pertinent au regard des résultats obtenus de poursuivre avec d’autres populations telles que le syndrome de Williams-Beuren. L’intérêt principal de cette population est que les données actuelles se contredisent et que nous avons relevés beaucoup de problèmes lors des études utilisant une tâche de temps de réaction sériel. Par ailleurs, il serait réellement pertinent de poursuivre cette étude dans le syndrome de l’X-Fragile sur un échantillon plus important afin de conforter nos résultats. De même, il serait intéressant de réaliser un nouveau protocole expérimental, auprès d’une population de patients porteurs de Trisomie 21, sur plusieurs semaines, comme cela a été fait avec d’autres populations afin de tester l’hypothèse d’un trouble de la consolidation de la trace mnésique. Par ailleurs, l’effet d’interférence de la présentation aléatoire pourrait être mis en évidence lors d’une expérience qui contiendrait plusieurs blocs aléatoires suivis de blocs séquentiels. Cela permettrait de voir si après une première interférence, les temps de réaction recommencent à diminuer ou pas avec la présentation de la séquence et également de voir si à chaque présentation l’interférence est la même ou moindre.