Partie II. Temporalité et spatialité du tsunami

La médiation devient intelligible à travers le temps et l’espace, à travers la dimension singulière (la mémoire du sujet et son expérience de l’espace) et la dimension collective (l’histoire et la géographie). La représentation médiatique du tsunami articule l’espace et le temps selon eux logiques définissant, selon Bernard Lamizet, l’ordre du récit et la scène événementielle 305. L’ordre du récit permet à la fois d’insérer l’événement dans la continuité de l’histoire et de suivre son déroulement. La temporalité de l’événement s’inscrit dans la double représentation de la situation des victimes et dans les reconstructions et la prévention.Les médias montrent le rôle de l’espace dans la catastrophe mais aussi la manière dont la catastrophe joue sur l’espace. Dans la représentation du tsunami, TF1 met également en scène l’espace que les acteurs tentent de s’approprier. D’autre part, l’espace permet de montrer l’ampleur de la catastrophe. L’espace représenté devient donc un objet de savoir puisque l’information propose une géographie sémiotique.

Notes
305.

LAMIZET (2006), op. cit., pp.45-46