4.1.2. Modalités de l’insertion des motifs mythologiques dans le texte poétique kirschéen

Le recensement des différentes formes d’insertion des motifs mythologiques dans le corps du texte poétique révèle une grande variété de procédés, que l’on retrouve d’ailleurs souvent chez Kunert, la différence s’établissant au niveau du poids accordé à chaque forme d’intégration. Nous avons pu distinguer chez Sarah Kirsch :

-des textes sans lexèmes mythologiques ;

-des coprésences par métaphore, invocation, allégorie, personnification, métamorphose identificatoire et sous forme d’objet culturel ;

-quelques dérivations : textes apocalyptiques, textes de vision religieuse ou profane, textes centrés sur un personnage.

Nous sommes consciente du fait que certaines catégories se chevauchent, la métaphore par exemple étant une catégorie formelle, elle peut parfaitement intervenir dans les catégories s’intéressant plus au sens du mythe, comme la dérivation. Mais nous pensons que ces distinctions entre parties génériques et sous-parties permettent d’appréhender notre sujet de la manière la plus détaillée possible.