L’analyse de l’interaction Isolement x Alcoolisation [F(1,71)=12,70 ; p<.001] est effectuée à partir de la Figure 9 du Tableau 31 et du Tableau 32 qui donnent respectivement les moyennes obtenues pour cette interaction et le test de Duncan appliqué aux moyennes.
I*A; Moy. Non Pondérées (Feuille de données1) Effet courant : F(1, 71)=12,702, p=,00066 Décomposition efficace de l'hypothèse |
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Isolement | Alcoolisation | Moyenne | N | |
1 | Pas Isolé(I1) | Alcoolisé (A1) | 93,85 | 72 |
2 | Pas isolé (I1) | Pas alcoolisé (A2) | 97,53 | 72 |
3 | Isolé (I2) | Alcoolisé (A1) | 114,90 | 72 |
4 | Isolé (I2) | Pas alcoolisé (A2) | 125,60 | 72 |
Test Duncan ; variable VD_1 (Feuille de données1) Probabilités Approximatives des Tests Post Hoc Erreur : MC Intra = 559,66, dl = 71,000 |
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Isolement | Alcoolisation |
{1} 93,85 |
{2} 97,53 |
{3} 114,90 |
{4} 125,60 |
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1 | Pas Isolé(I1) | Alcoolisé (A1) | 0,01030 | 0,00006 | 0,00005 | |
2 | Pas isolé (I1) | Pas alcoolisé (A2) | 0,01030 | 0,00012 | 0,00006 | |
3 | Isolé (I2) | Alcoolisé (A1) | 0,00006 | 0,00012 | 0,00012 | |
4 | Isolé (I2) | Pas alcoolisé (A2) | 0,00005 | 0,00006 | 0,00012 |
Le test de Duncan appliqué à ces données montre que tous les écarts entre ces moyennes sont significatifs. La Figure 9et le Tableau 31 permettent de voir que les deux personnages fictifs perçus comme « isolés socialement » ont obtenu une meilleure cotation pour intégrer un CHRS que les deux personnages perçus comme « pas isolés socialement ». Par contre pour un même niveau d’isolement social, le personnage non alcoolisé est systématiquement mieux perçu pour intégrer un CHRS que le personnage décrit comme alcoolisé. Nous observons que la personne qui est non alcoolisée et qui arrive à montrer un isolement social a plus de chances d’être prise en CHRS que toutes les autres. Le demandeur qui se présente alcoolisé et qui n’arrive pas à montrer un isolement social est celui qui a beaucoup moins de chance d’intégrer un CHRS que tous les autres. Ainsi, l’isolement social déterminerait la priorité et l’alcoolisation permettrait dans un deuxième temps de faire la différence entre les deux demandeurs.
Donner la priorité à des personnes isolées socialement par rapport aux personnes non isolées correspond au cadre de la loi de la lutte contre les exclusions. De plus il y a de fortes probabilités que la grande majorité des demandeurs soient dans cette situation. En effet, l’isolement social participe au processus d’exclusion et la grande majorité des demandeurs se trouve dans ce cas. Ainsi, en cas de mise en concurrence des demandeurs, l’alcoolisation perçue devient l’élément déterminant pour faire un choix entre les demandeurs et les personnes alcoolisées risquent d’être systématiquement exclues des processus d’insertion.
Etudions l’interaction Alcoolisation x Motivation [F(1,71)=16,72 ; p<.000] à partir de la Figure 10, du Tableau 33 et du Tableau 34. L’observation de la figure montre que la personne fictive décrite comme motivée et qui est à jeun le jour de l’entretien obtient la cotation la plus élevée pour intégrer un CHRS (149,09mm). Les deux personnages fictifs décrits comme non motivés sont ceux qui à égalité, ont le moins de chance d’intégrer un CHRS et ceci quel que soit leur état d’alcoolisation (73,78mm et 74,04mm).
A*M; Moy. Non Pondérées (Feuille de données8) Effet courant : F(1, 71)=16,720, p=,00011 Décomposition efficace de l'hypothèse |
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Alcoolisation | Motivation | Moyenne | N | |
1 | Alcoolisé (A1) | Pas motivé (M1) | 73,68 | 72 |
2 | Alcoolisé (A1) | Motivé (M2) | 135,07 | 72 |
3 | Pas alcoolisé (A2) | Pas motivé (M1) | 74,04 | 72 |
4 | Pas alcoolisé (A2) | Motivé (M2) | 149,09 | 72 |
Test Duncan ; variable VD_1 (Feuille de données8) Probabilités Approximatives des Tests Post Hoc Erreur : MC Intra = 1606,6, dl = 71,000 |
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Alcoolisation | Motivation |
{1} 73,68 |
{2} 135,07 |
{3} 74,04 |
{4} 149,09 |
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1 | Alcoolisé (A1) | Pas motivé (M1) | 0,000056 | 0,877852 | 0,000050 | |
2 | Alcoolisé (A1) | Motivé (M2) | 0,000056 | 0,000116 | 0,000116 | |
3 | Pas alcoolisé (A2) | Pas motivé (M1) | 0,877852 | 0,000116 | 0,000056 | |
4 | Pas alcoolisé (A2) | Motivé (M2) | 0,000050 | 0,000116 | 0,000056 |
Si une personne ne semble pas motivée le jour de l’entretien, son état d’alcoolisation n’est pas pris en considération. Par contre si une personne est motivée c’est celle qui ne sera pas alcoolisée (149,09) qui aura la priorité sur celle qui sera alcoolisée (135,07) (Test de Duncan p<.0001).
La dernière interaction significative à deux facteurs est : Sexe x Motivation avec [F(1,71)=4,89 ; p<.05]. La Figure 11 représente cette interaction. Le Tableau 35 correspond aux moyennes obtenues et le Tableau 36 au test de Duncan. Le graphique montre que les personnages fictifs qui sont décrits comme pas motivé, obtiennent une cotation moyenne inférieure aux personnages décrits comme motivé. Si la personne est décrite comme non motivée, son sexe n’est pas pris en considération. Par contre lorsque le personnage est décrit comme motivé, les femmes obtiennent une cotation moyenne supérieure aux hommes. En effet, le test de Duncan montre que l’écart de 5,9 mm qui sépare ces deux moyennes est significatif avec p< .0002.
S*M; Moy. Non Pondérées (Feuille de données8) Effet courant : F(1, 71)=4,8878, p=,03027 Décomposition efficace de l'hypothèse |
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Sexe | Motivation | Moyenne | N | |
1 | Homme | Pas motivé | 73,02 | 72 |
2 | Homme | Motivé | 139,13 | 72 |
3 | Femme | Pas motivé | 74,70 | 72 |
4 | Femme | Motivé | 145,03 | 72 |
Test Duncan ; variable VD_1 (Feuille de données8) Probabilités Approximatives des Tests Post Hoc Erreur : MC Intra = 523,05, dl = 71,000 |
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Sexe | Motivation | {1} | {2} | {3} | {4} | |
1 | Homme (S1) | Pas motivé (M1) | 0,000056 | 0,215636 | 0,000050 | |
2 | Homme (S1) | Motivé (M2) | 0,000056 | 0,000116 | 0,000153 | |
3 | Femme (S2) | Pas motivé (M1) | 0,215636 | 0,000116 | 0,000056 | |
4 | Femme (S2) | Motivé (M2) | 0,000050 | 0,000153 | 0,000056 |