Après avoir croisé la VI « sexe du TS » avec les autres VI, il a été vérifié les effets significatifs pour chacune des variables indépendantes. Il a été observé un effet significatif direct pour la variable « Expérience dans le TS » [F(2,70)=3,23 ; p<.05] un effet significatif pour l’interaction VI « Sexe du TS » x Logement [F(2,142)=3,79 ; p<.05], et un effet significatif pour l’interaction à quatre facteurs « Expérience dans le TS » x Alcoolisation x Motivation x Logement [F(16,560)=1,73 ; p<.05]. Compte tenu de la complexité d’interprétation, cette dernière ne sera pas traitée dans cette recherche.
Regardons l’effet significatif direct obtenu sur la VI « Expérience dans le TS ». L’effectif est composé de 23 étudiants de première année, 23 étudiants de troisième année et 27 professionnels travaillant en CHRS d’insertion ou d’urgence. Le tableau suivant donne les résultats des moyennes obtenues par les différentes catégories de notre VI.
VI "Expérience dans le travail social"; Effet : F(2, 70)=3,2287, p=,04558 |
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Code | Expérience dans le TS | Moyenne | Ecart type | Effectif |
Exp_01 | Etudiants 1ere année | 95,1973 | 5,219910 | 23 |
Exp_02 | Etudiants 3eme année | 113,6634 | 5,219910 | 23 |
Exp_03 | Professionnels | 107,1447 | 4,817759 | 27 |
Les moyennes obtenues (Tableau 73) et le graphique (Figure 34) permettent de voir que les étudiants de troisième année évaluent la nécessité d’aide plus favorablement que les étudiants de première année. En effet, le test de Duncan réalisé sur ces données permet de voir que seul l’écart de 18,46 mm qui sépare les cotations moyennes des étudiants de première année et de troisième année est significatif avec p<.02. Les autres ne peuvent être considérés que comme le fruit du hasard.
L’analyse suivante pour l’interaction VI « Sexe du TS » x Logement [F(2,142)=3,79 ; p<.05] s’étudiera à partir de la Figure 35 et du Tableau 74 :
L*"Var2"; Effet courant : F(2, 142)=3,7887, p=,02494 |
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VI “Sexe du TS |
Facteur Logement |
Moyenne | Effectif | |
1 | Homme | Vit chez un Tiers | 109,26 | 17 |
2 | Homme | Héberg. Stabilisation | 117,10 | 17 |
3 | Homme | Vit à la rue | 104,60 | 17 |
4 | Femme | Vit chez un Tiers | 98,75 | 56 |
5 | Femme | Héberg. Stabilisation | 103,08 | 56 |
6 | Femme | Vit à la rue | 110,02 | 56 |
Le graphique montre clairement une différence de jugement entre les hommes et les femmes de notre échantillon. Les travailleurs sociaux hommes donnent de manière systématique la priorité aux demandeurs qui viennent d’un hébergement en stabilisation au détriment de ceux qui vivent à la rue. Par contre, les travailleurs sociaux femmes de notre échantillon ont tendance à donner la priorité aux personnes qui vivent à la rue au détriment de celles qui vivent chez un tiers. Nous avons appliqué à ces données le test de Duncan qui nous confirme que lorsqu’un homme évalue, l’écart de 12,5mm entre une personne qui vit à la rue et une personne qui est en CHRS de stabilisation est significatif avec p<.05. Lorsque le personnage est évalué par une femme, l’écart de 11,26mm entre une personne qui vit à la rue et une personne qui est logée chez un tiers n’est pas significatif. Le test de Duncan montre que dans toutes les autres configurations il n’y a aucun autre écart significatif.
Test Duncan ; variable VD_1 (Feuille 73 moyenne) Probabilités Approximatives des Tests Post Hoc Erreur: MC Inter ; Intra; Groupée = 913,82, dl = 124,61 |
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Sexe du TS | Logement |
{1} 98,75 |
{2} 103,08 |
{3} 110,03 |
{4} 109,26 |
{5} 117,10 |
{6} 104,60 |
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1 | Sexe_02 | Chez un Tiers | 0,4169 | 0,0582 | 0,4474 | 0,0538 | 0,5149 | |
2 | Sexe_02 | Stabilisation | 0,4169 | 0,2396 | 0,4903 | 0,3225 | 0,8559 | |
3 | Sexe_02 | Rue | 0,0582 | 0,2396 | 0,9281 | 0,3976 | 0,6839 | |
4 | Sexe_01 | Chez un Tiers | 0,4474 | 0,4903 | 0,9281 | 0,1660 | 0,3807 | |
5 | Sexe_01 | Stabilisation | 0,0538 | 0,3225 | 0,3976 | 0,1660 | 0,0300 | |
6 | Sexe_01 | Rue | 0,5149 | 0,8559 | 0,6839 | 0,3807 | 0,0300 |