2.2 Le capital humain

L’enrichissement du capital humain est cependant un phénomène complexe qui ne se nourrit pas exclusivement du seul environnement universitaire et/ou supérieur mais aussi de toutes les connaissances fondamentales acquises dans le milieu familial, social, aussi bien qu’à l’école. Pour ce motif l’« une des responsabilités fondamentales de l’État en matière d’éducation est d’assurer la pertinence de l’enseignement supérieur : pertinence économique, bien sûr, mais également pertinence sociale et culturelle »87. L’école comme enseignement supérieur et éducation dans son concept global (famille, réseau informel, information, médias, etc.) représentent un ensemble de moyens permettant de construire le capital humain de chaque personne. Mais il est évident que les révolutions technologiques, l’économie de marché et la concurrence internationale obligent les pays émergents à penser l’enrichissement de leur capital humain, en s’appuyant essentiellement sur le secteur de l’enseignement supérieur, sur la recherche et sur le dynamisme du secteur des entreprises.

‘« Il appartient à l’État de réconcilier la liberté d’accès au supérieur avec une vision, une anticipation des besoins de la société et, dans le cas d’une économie en transition vers une économie de marché […] Plus concrètement et comme le rappellent les spécialistes, il s’agit de veiller à ce que le secteur remplisse trois fonctions : (i) répondre aux besoins de l’économie et de la croissance ; (ii) diffuser et actualiser le savoir, (iii) remplir la fonction qui relève traditionnellement des établissement d’enseignement supérieur »88.’
Notes
87.

Jacques Hallak, Formation et enseignement supérieurs au Vietnam - Transition et enjeux, op. cit. page 69.

88.

Ibid., page 69.