1. Les performances des élèves par rapport à la sous-compétence de construction et de conduite de la séquence narrative encadrante

Nous nous inscrivons dans le sillage des différentes synthèses du schéma quinaire en trois moments : un avant, un pendant, un après appelés phases de nouement, de péripétie et de dénouement. Ce sont ces catégories simplifiées, considérées comme des sous-composantes récurrentes de la séquence narrative, qui nous servent de grille d’analyse des techniques de séquentialisation de l’intrigue. Mais nous nous appuyons aussi sur cette précision de Baroni pour qui, à ces trois phases,

‘« s’ajoutent encore dans certains récits, des phases introductives et conclusives qui correspondent à un cadrage préliminaire de l’action (description des lieux, temps, personnages, fonction d’orientation thématique du récit etc.) et à son évaluation finale, qui dans les cas les plus explicites, prend la forme d’une morale » (2007 : 13-14). ’

Cette description retient d’autant plus notre attention que le genre scolaire de la rédaction qui nous intéresse s’appuie sur un protocole organisationnel institutionnellement construit sur ce modèle. Les textes des élèves comportent très souvent une introduction et une conclusion. L’introduction est pour le genre scolaire du récit, la première opération qui, par rapport à la construction de l’histoire, vise à préparer l’entrée dans l’intrigue. Elle relève de ce que nous appelons la contextualisation. Nous considérons à ce titre, que complémentairement à la contextualisation, la sous-compétence de construction et de conduite de la séquence narrative doit se mesurer aux capacités de l’élève-auteur à structurer et à planifier les évènements autour d’une action principale.