c . L’écoféminisme contemporain

Cet écoféminisme va connaître un succès qui restera discret en France et en Europe (en dehors de l’ouvrage de Falquet, 2002). Les féministes françaises se méfient de l’écologie comme l’a montré la polémique récente autour de Badinter (2010) accusant l’écologie de renvoyer les femmes à la maison (Saporta, 2008)34. Mais par ailleurs il est vrai que le surcoût de temps que demande la gestion d’un foyer « écolo » est conséquent et que si cette surcharge domestique est imputée sur le temps des femmes… Elle leur sera forcément préjudiciable (Lalanne et Lapeyre, 2009). Ce sont des penseuses anglo-saxonnes qui le développeront dans sa forme contemporaine. Il prend alors deux formes : une forme qui se situe dans la continuité de l’écoféminisme de d’Eaubonne, matérialiste, et une autre forme qualifiée de spirituelle.

Notes
34.

Des femmes féministes et écologistes on lancé une pétition contre cette analyse de Badinter, "Vertes de rage".