1.1.2 Les réformes agraires

Avec le plan quinquennal 1980-1984, l’agriculture a été érigée au sommet des priorités de la politique économique de l’Etat. L’objectif visé était une amélioration des conditions générales du fonctionnement du secteur agraire pour atténuer la dépendance alimentaire du pays. Dans le cadre de cette nouvelle politique, le secteur agricole a vu sa part d’investissements s’améliorer avec la mise en place d’un certain nombre de mesures organisationnelles ; telles que la restructuration des fermes étatiques, la levée de l’interdiction de la vente et de l’achat des terres agricoles, ainsi que l’encouragement de la propriété foncière à long terme.

La structure agraire algérienne était composée, à la fin des années 1970, de trois secteurs juridiques distincts : le secteur de la révolution agraire, le secteur autogéré et enfin un secteur privé. Les mesures prises pour la réforme du secteur agraire, au début des années, 1980 s’articulait autour de trois points :

Par ailleurs, l’Etat décidait par la voie législative- une première depuis 1962- d’encourager la privatisation des exploitations agricoles. Cette volonté des pouvoirs publics de faciliter l’accès à la propriété privée s’est exprimée à travers la promulgation de la loi n° 83-18 du 13 août 1983 qui permettait la cession au dinar symbolique des terres domaniales à des personnes privées. La seule condition posée par l’Etat aux candidats à l’accession à la propriété du sol était la mise en valeur des terres dans un délai de 5 ans. Enfin, une Banque spécialisée fut créée : la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (B.A.D.R). Cette dernière avait pour mission de faciliter l’accès du privé au crédit bancaire.

Notes
138.

M. Ecrément, Indépendance politique et libération économique… .Op.cit. p. 313.