2. La problématique de la transition vers le marche à la lumière de l’expérience algérienne

Des questionnements qui ont structuré les travaux de l’économie de la transition, émergent deux idées principales : la première est relative à la question du contenu des réformes, qui est posée en termes de vitesse des réformes et d'ordre des mesures réformatrices adéquates à initier. La seconde s’intéresse à l’importance des institutions en périodes de transition.

Appliqués à l’économie algérienne, ces questionnements donnent naissance à deux hypothèses. La première est relative au contenu des réformes initiées. Cette hypothèse largement répandue en économie de la transition présume que c’est le mauvais choix du type de réformes (thérapie de choc au lieu du gradualisme) qui expliquerait l’échec de la transition algérienne vers le marché. La seconde suppose que l’échec de la transition algérienne vers le marché trouve son origine dans l'absence d’un environnement institutionnel adéquat à l’émergence d’une dynamique d’accumulation indépendante de la rente.

Nous proposons, dans ce qui suit, de vérifier la pertinence des deux hypothèses sus -citées quant à l’explication de l’échec de la transition algérienne vers le marché. Pour ce faire, nous nous appuyons sur l’histoire de l’Algérie en général et celle de réformes économiques en particulier.