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L’errance psychique des sujets SDF.
par MATHIEU Franck
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2011
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Université Lumière Lyon 2
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Table des matières
Illustrations
Page de titre
Contrat de diffusion
Résumé
Abstract
Remerciements
1 Présentation
1.1 – Introduction générale
1.1.1 – Errance de vie, errance de mort
1.1.2 – Origines de cette recherche
1.2 – La « question SDF »
1.2.1 – Une réalité insaisissable
Un problème de définition majeur
Une réalité difficilement quantifiable
1.2.2 – L’approche compréhensive
La question étiologique
La souffrance issue du social et l’errance psychique
1.3 – Champ d’investigation
1.3.1 – L’extériorité comme objet de recherches
1.3.2 – Déploiement de la recherche
1.4 – Plan de travail
2 Une brève histoire de l’errance
2.1 – Introduction : le présent comme effet d’héritage
2.2 – Portraits du vagabond à travers les âges
2.2.1 – Le nomadisme au cœur de l’humanité
2.2.2 – La criminalisation de l’errance
Crime et charité au Moyen-Âge
La prison pour les pauvres durant l’Âge Classique
2.2.3 – L’émergence de la classe ouvrière
2.3 – Les mutations de la question sociale
2.3.1 – Sociologie de la marge
De l’anomie à l’assistance
Une culture de la déviance
2.3.2 – Du délinquant à la victime : vers une angoisse collective
Les Trente Glorieuses face aux « sans-logis »
Une fracture dans la société
2.3.3 – Une souffrance « psychosociale »
Les étapes de la précarisation
Le cas des SDF
2.4 – Le monde de la rue
2.4.1 – Trouver place dans une ville hostile
Les espaces fréquentés
Hubert
Les lieux de l’assistance
2.4.2 – Vivre dans l’exclusion
La gestion du corps
La vie sociale « hors société »
Vladimir et Estragon
2.4.3 – La manche : une activité structurée
Les mécanismes à l’œuvre
2.5 – Conclusion : le nouveau mal nomade
3 Ancrage et amarrage
3.1 – Introduction : une clinique du lien
Sylvie
3.2 – Un ancrage défaillant
3.2.1 – Le désaide
Le désaide dans la théorie freudienne
L’errance et le désaide
3.2.1 – Une relation d’objet précaire
Un psychisme en quête d’objet
Phare
Un objet qui survit
3.2.3 – Un objet impossible
Fuir l’objet en excès
L’actualisation d’une non-rencontre
3.3 – Les méandres du lien
3.3.1 – L’amarrage
Nature de la théorie de l’attachement
La précarité des liens d’attachement
3.3.2 – De l’exclusion à sa reprise subjective
La mécanique de l’auto-exclusion
L’enfouissement de la honte
3.4 – Conclusion : sans par défaut, sans par excès
4 Une spatiopathie à l’œuvre
4.1 – Introduction : l’ambiguïté de l’espace
4.2 – De l’espace interne à l’espace externe
4.2.1 – L’étendue psychique
Psyché est étendue, n’en sait rien
La dimensionnalité psychique
K
4.2.2 – L’espace support de l’hémorragie psychique
L’espace anti-psyché
L’espace métaphore
L’espace poubelle
4.3 – La spatialité de l’environnement
4.3.1 – La construction psychique de l’espace
Le corps et l’espace
L’espace agglutiné-circulaire
Ismaël
4.3.2 – Habiter l’espace
Du territoire à l’habitat
L’habitat psychique
Habiter la rue
4.3.3 – L’espace scénique
L’appareil psychique et la scène
L’errance et l’ob-scène
4.4 – De l’espace à la temporalité
4.4.1 – L’écrasement de la temporalité sur l’espace
4.4.2 – Une temporalité déchaînée
4.5 – Conclusion : l’espace feuilleté
5 Une enveloppe hypersensorielle
5.1 – Introduction : un contact « diogénique »
5.2 – Une écorce mise à mal
5.2.1 – Le corps en pâture
Le corps-décharge
Le corps-calmant
Le corps-scène
Mademoiselle Nuit
5.2.2 – L’enveloppe, l’espace et la sensorialité
De la peau psychique au Moi
La rue comme seconde peau
5.3 – Une hypersensorialité
5.3.1 – Perception, sensation, affect
5.3.2 – Refuge sensuel
Sensualité et autosensualité
Sensations dans l’errance
Monsieur O’Connell
Le toxique
5.3.3 – Un lien sensuel
L’air ambiant comme media
L’effraction par les sens
5.4 – Conclusion : l’empire des sens
6 Recherches et méthodes
6.1 – Introduction : de l’énigme à la méthode
6.2 – Définition du champ de la recherche
6.2.1 – Problématisation
Synthèse des énoncés
Problématique
6.2.2 – Hypothèses de travail
L’exclusion psychique
Un manteau défensif
Des mécanismes « allo-subjectifs »
6.3 – Construction du dispositif de recueil de données
6.3.1 – Les indicateurs
6.3.2 – Les outils
Outils « classiques »
L’outil « récit de vie »
Note sur le processus transférentiel avec les sujets SDF
6.4 – L’errance des cadres
6.4.1 – Le cadre, une notion centrale
6.4.2 – Cadrer l’expérience errante
6.5 – Conclusion : énigme et obscénité
7 Scènes de la rue
7.1 – Introduction : une clinique peu orthodoxe
7.2 – Marius, une main psychique en défaut
Une scène inquiétante et embarrassante
Une quête de préoccupation primaire
Un foyer anxiogène
Analyse : l’espace urbain comme espace contenant
7.3 – Mickaël : « on crève un ballon »
Les turbulences du lien
Violences, abandons et exclusion
Analyse : percer l’objet pour s’y loger
7.4 – Mohammed dans un « ventre urbain »
Un dialogue de sourds
Jeux de la rencontre
Analyse : partage et brouillage psychique
7.5 – Monsieur Violet
La bête noire du réseau
Une « clinique de café »
Changements et séparation
Analyse : les composantes du lien de scénalité
7.6 – Paul : l’écorce de déchets
L’homme dans la décharge
De la déchèterie-périphérique au centre-vide
Analyse : la crypte et le manteau
7.7 – Conclusion : sans objet, la rue
Le vide central
De l’enfouissement à la scène
Scène ou espace-objet : critique de l’allo-subjectivité
8 Clinique des foyers
8.1 – Introduction
8.2 – Charlie, l’errance-neuroleptique
Une impasse subjective
Analyse : Charlie, perdu dans la foule
8.3 – Martha, la chair en héritage
Une histoire aplatie sur la corporéité
Le charnel exposé
Analyse : le corps comme manteau
8.4 – Monsieur Jaune ne tient plus debout
Laissé tomber
l’environnement absent au paysage reconstruit
Vers une sortie de foyer
Analyse : la chute hors du giron maternel
8.5 – Hans et les murs en défaut
Sous le joug d’imagos excitantes
Analyse : du bain d’excitation à la chambre privée
8.6 – Janus
Premier « déballage »
Turbulences dans la rencontre
Au fond, une main secourable ?
Analyse : une épreuve de « survivance »
8.7 – Conclusion : l’errance interne
Un hébergement interne dévasté...
… Mais suffisamment contenu par l’hébergement externe
9 L’errance groupale
9.1 – Introduction : groupalité malade et groupalité négative
9.2 – Préambule théorique : des « groupes non-groupes »
De la pluralité au groupe
Transfert des groupes internes
Des formations agglutinées
9.3 – Le « groupe bas seuil »
Une volonté d’informel
Séance 1 : Entre intrusion et dépôt
Séance 2 : Le dispositif saturé
Séance 4 : Privé de l’objet-groupe
Séance 5 : Une écorce auto-contenante
Le syncrétisme contre l’objet-groupe toxique
9.4 – Le « groupe-accueil »
Un groupe informel, mais sur fond de continuité
Séance 3 : Un groupe tout pour soi
Séance 7 : La dimension toxique du groupe
Séance 9 : La famille et la mort
Séance 10 : La dépendance
L’objet-groupe parcellisé
Un groupe-ventre auto-toxique
9.5 – « L’atelier-groupe »
L’atelier-mots comme structure cadrante
Séance 2 : Prendre soin de soi
Séance 6 : La santé
Séance 9 : Prendre des produits
Séance 28 : Ce que je montre, ce que je ressens
Séance 32 : Se Parler
Le regroupement psychique des formations agglutinées
9.6 – Conclusion : du groupe-manteau à la groupalité
Le groupe comme intériorité toxique
La saturation syncrétique
Se déprendre de la séduction vers le groupe
10 Le manteau cloacal
10.1 – Introduction : Diogène et sa mère
10.2 – Du nid à l’anomie
10.2.1 – La fonction océanique et la fonction topique
10.2.2 – L’angoisse anomique
10.3 – Les effets « atopiques » de l’anomie
10.3.1 – Le gouffre interne
Le trou laissé par l’objet
Laurent
Cramponnement et avidité
Le détachement comme mesure de protection
10.3.2 – La désertion subjective
Un vidage auto-contenant
Dévoluminisation et dévectorisation
« L’exclusion ignore l’inconscient »
10.4 – Le cloaque comme rétablissement du sentiment océanique
10.4.1 – Le « cloaque » dans la psychanalyse
La « théorie cloacale »
Le cloaque comme organisateur
10.4.2 – Le mantèlement cloacal dans la clinique de l’errance
Définition du manteau cloacal
Première doublure : des sensations autogénérées
Seconde doublure : l’enfouissement dans l’extériorité
10.4.3 – Synthèse : de l’angoisse anomique au manteau cloacal
L’errance psychique autour de l’objet
L’inclusion forcée dans l’objet
10.5 – Conclusion : une défense marquée par l’ambiguïté
11 L’effondrement scénique
11.1 – Introduction : l’allo-subjectivité
11.2 – L’effondrement topique
11.2.1 – De l’esquisse à la science des rêves
La diffraction dans l’esquisse
La défense primaire et le refoulement
L’effondrement de la topique des profondeurs
11.2.2 – Parcellisation, ambiguïté et mantèlement
Une prévalence du lien de contiguïté
L’apport de Bleger
L’ambiguïté et la fonction océanique
11.3 – Sortir de l’effondrement : scènes et sensations
11.3.1 – Tomber sur l’objet
11.3.2 – Le lien sensuel primaire : entre enfouissement et partage
L’enfouissement autosensuel
L’allosensualité communicatrice
11.3.3 – Le retournement « obscène »
L’abject et l’obscène
Principes de l’effondrement scénique
11.4 – le primat du fantasme de séduction
11.4.1 – La notion de séduction
La séduction et la psychanalyse
Une séduction « traumatique-errante »
11.4.2 – Les fantasmes originaires
Des fantasmes figurant une anatomie imaginaire
L’errance et l’anatomie imaginaire brisée
11.4.2 – La séduction dans l’errance psychique
Une demande d’érogénéisation
Séduction, esquisse et profondeur
11.5 – Conclusion : un domicile psychique dans l’autre
12 Marges de la clinique
12.1 – Introduction : le modèle du « Petit Prince »
12.2 – La relation soignante avec les sujets SDF
12.2.1 – Le lien d’accompagnement : un lien d’ordre primaire
12.2.2 – Les spécificités de l’accompagnement de l’errance
La notion de réinsertion
L’aide sociale et le don
L’aller-vers : principes et fonctionnement
12.2.3 – Le clinicien « à la rue » et son cadre
De l’enveloppe informe au cadre interne
Le bricolage du cadre
12.3 – Un exemple clinique : César
Un « extra-terrestre »
Un travail de rassemblement psychique
Penser / Panser la séparation
Analyse : une clinique à ciel ouvert
12.4 – Les composantes de la clinique de l’errance
12.4.1 – Trois mécanismes primaires à l’œuvre
Un travail d’accordage
Un partage d’affects et de sensations
Le rassemblement psychique
12.4.2 – Entre érogénéité nécessaire et scénario pervers
Le soin et la séduction
Le risque de confusion des langues
Yann
12.5 – Conclusion : un Squiggle urbain
13 Conclusion
13.1 – L’errance psychique : un état de déréliction
13.1.1 – La précarité naturelle et la sphère primaire
13.1.2 – Un manteau dans une ville
13.1.3 – Une scène vers l’objet
13.2 – Politiques du soin
13.3 – Ouverture : esquisse de notre postmodernité
Épilogue Peau d’âne, un conte d’errance
Bibliographie
I – Références thématiques
II – Références théoriques
III – Références à des champs scientifiques connexes
IV – Références littéraires et cinématographiques